Allô la Lune ? Ici, Dominique Brisson

• 29 novembre 2006 - "Scènes de lit" au Père Castor

Publié dans Etonnements

(Texte préparatoire à une conférence donnée au Salon du livre de Montreuil 2006 : allez voir les photos !)

Ah, les albums du Père Castor ! Comme tant d’autres, j’ai butiné ces albums avec l’appétit d’une abeille à jeun devant un bouquet de roses.
Et pourtant, aujourd’hui, je me demande : pourquoi, dans chacun de ces petits livres,  y avait-il toujours une page magnétique, plus aimantée que les autres ?
J’ai repéré ces pages qui, aujourd’hui encore, continuent d’affoler ma boussole. Ce sont surtout ... des
« scènes de lit » !
                                          
Dans « Boucle d’or », je restais rivée sur la page montrant les trois lits des ours, avec leurs chaussons assortis, le tout dans un ordre impeccable, avec la complicité d’une mise en page au cordeau et d’une ponctuation irréprochable, chaque lit étant légendé, pile sous l’image : « un grand lit ; », «  un moyen lit ; », « et un tout petit lit . ». Extrêmement rassurant.



Dans « Chante Pinson », une histoire partie pour être bien triste, l’espoir re-jaillit sous la forme de la « pèlerine », transportée par le bec des oiseaux et où gît le pauvre pinson gelé. L’image de ce merveilleux brancard vibre en moi à jamais ! Mais c’est surtout, dans le même album, la vignette montrant au fond l’oiseau engoncé sous les draps de son sauveur l’écureuil, et au premier plan, celui-ci par terre dans une sorte de sac de couchage qui me mettait au comble de la félicité.


Enfin, dans la « série lit », ma plus nette et plus durable émotion provient d’une page de « La Vache orange », ma chère, mon étrange vache orange, ma préférée parmi tous et toutes. Déjà, j’adorais sa façon de se faire transporter, tranquille, les quatre sabots en l’air, sur le dos du renard et de se laisser border dans le fameux lit, avec un air légèrement perplexe, tout de même. Mais la voir, en page 10, « pas sage du tout », dit le texte, se mettre à manger, -et salement en plus, car elle en met partout-, la paille de son matelas, provoquait et provoque toujours chez moi une intense jubilation !
 


Alors, pourquoi tant de jubilation ?

Pour ma part, j'ai répondu, lors d'une conférence organisée par Marie-Aude Murail et La Charte des auteurs et illustrateurs Jeunesse au salon du livre de Montreuil, le 24 novembre dernier, aux côtés de Marie-Ange Le Rochais, Marie-Florence Ehret, Jacques Veneluth, Joel Franz Rosell, Hélène Kerillis, Claire Mazard, Lorris Murail, Susie Morgenstern et Sonia Delmas.

A suivre ?...



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• 4 avril 2008 - Bête à manger du foin

Publié par Anonymous
Voir
http://www.adamantane.net/hebergerie/la_vache_orange/temoignages
je me suis permis d'ajouter deux questions sur la manière dont cet épisode peut être compris par un enfant de ce siècle...
Cordialement
jean-pierre@desthuilliers.eu
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