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Personne ne sait ce qu'est l'intime, quel soulagement.
Les universitaires, chercheurs, éditeurs, blogueurs, observateurs,
spectateurs réunis le 30 novembre à bibliothèque François Miterrand sur
le thème Editer l'intime, ont déclaré forfait.
On a bien essayé de chatouiller l'étymologie, de mobiliser la
lexicologie, de balayer les champs sémantiques, d'explorer les
profondeurs encylopédiques. On a fait les yeux doux au "for intérieur",
on a tutoyé l'inconscient, on a failli céder aux tentations
typologiques, mais on s'est repris à temps. L'intime est
relatif, subjectif, paradoxal, métaphorique; il est menteur, trompeur,
blagueur, il avance masqué et nous surprend exactement là où l'on ne
l'attend pas. Au mieux, merci Patrick Rebollar, on a droit à des "effets d'intime". Peu importe car au passage, entre le témoignage d'une "éditrice d'écrivains morts", Claire Paulhan, les exposés précis et savants de Philippe Lejeune, Françoise Simonet-Tenant et d'Oraine Deseilligny et la découverte inopinée du Journal intime d'une fille stupide, sont arrivés sur le devant de l'écran deux vrais bijoux, les blogs de Philippe De Jonkherre et de Laure Limongy,
qui ont confirmé mon intime conviction : il se passe quelque chose de
vraiment étonnant, réjouissant et puissant sur la toile.
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