| Le blog de Dominique Brisson |
Sortie de : On dirait le SudMon troisième roman chez Syros, On dirait le Sud, est sorti en librairie le 4 février.
Si vous voulez en savoir plus :
Vous pouvez aussi donner votre avis sur le livre sur les sites marchands suivants :
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Sorti le 4 février 2010 : On dirait le Sud , Syros
Et oui, Léon est entré à la "scuola municipale"...
Voilà qu'une petite maison d'édition italienne, Kite edizioni, est tombée in amore pour "Lettres d'amour à des petites chipies" et a acheté les droits au Baron perché.
L'occasion d'apprendre "que chipie" se dit "smorfiosa"...
Et de donner un coup de chapeau aux traducteurs-confiseurs, Nicola Cinquetti et Paolo Salandini Campodoro qui s'en sont donné à coeur joie pour transformer chaque mot en bonbon acidulé.
Cher cousin caché , paru en mars 2006 a obtenu les Prix suivants :
- 3ème Prix des lecteurs du Journal des Instituteurs , novembre 2006
- Prix littéraire de Lormont (Catégorie Lectures des écoles) décembre 2006
- Prix des élèves de Saint-Martin de Crau, avril 2007
- Prix Coup de pouce d'Eaubonne (Catégorie romans, lecteurs confirmés), mars 2008
Un joli livre vient de paraître chez Bayard Jeunesse : Un amour d'enfance.

Il rassemble les textes d'environ 80 auteurs jeunesse qui racontent le livre qui les a marqués pendant leur enfance. Fantômette, les Bibliothèques verte, rose et rouge et or ou les albums du Père Castor se taillent la part du lion. Mais on y déniche aussi Bob Morane, Le Grand Meaulnes, Arsène Lupin, Zola et même Djian !
Vous trouverez "ma" vache orange au chapitre 13, quelle chance...
C'est mon deuxième roman jeunesse édité chez Syros.
Il a failli s'appeler "Peau de vache" pour des raisons évidentes à la lecture, avant d'être finalement re-baptisé "Gros sur la tomate ", pour les mêmes raisons...
Celui qui en a gros sur la tomate, c'est Bob, un petit phénomène plutôt inadapté au monde de l'école... voire au monde tout court ?
Son problème : il n'a aucun sens de la métaphore (comment ça : "apprendre par coeur" ?), il a tendance à inverser les syllabes (surtout lors des libans de connaissances), les mots sortent en vrac de sa bouche, le calcul est un univers absolument étrange (8 x 8 = 88, évidemment).
Résultat : ça chauffe avec le boulanger, le cousin Luc, Madame la directrice et Madame Poncho (pardon, Chaupont)...
Heureusement, il y a maman, l'autre phoniste, tonton Pof Pof, Roald Dahl , les palindromes et surtout Anna, qui parle beaucoup... avec les gestes, un vrai bonheur...
Extrait :
"
Je préfère que l’on me parle en français normal, en français simple, sans faire de manières. Quand la maîtresse me dit, avec son air pas commode : « Il faut que tu prennes le taureau par les cornes », je vois des corridas, des toréadors, des capes rouges, bref, je m’affole. Qu’est-ce qu’elle me veut, exactement ? Elle me reproche aussi d’être « tête en l’air ». J’ai bien regardé les autres élèves : ils sont rarement pieds par-dessus tête. Et, une fois, il a fallu que j’attende jusqu’au soir pour que maman m’explique ce qu’est « un poil dans la main ». Il y a des expressions qui ne me parlent pas. Il y a des mots que je n’arrive pas à sortir ou que je sors n’importe comment. C’est comme ça.





Cette galette multimedia n'était encore que rarement invitée à la table des institutions culturelles où on lui trouvait souvent un goût indigeste.
Afficher les chef d'oeuvres du Louvre, par exemple, sur des écrans de pixels était plutôt mal vu par la plupart des professionnels du monde de l'édition, de la culture, et bien sûr des musées.
Pas particulièrement iconoclaste, mais plutôt ouverte aux "nouvelles technologies" (j'avais commencé ma vie professionnelle en faisant de la télématique, oui, rappelez-vous les
3613, 3614 et autres 3615...), j'ai accuelli la proposition de la RMN de réaliser un cédérom sur Le Louvre avec grand intérêt. J'avais déjà manié l'arborescence et je connaissais l'existence des fameux "liens hypertextes", qui paraissaient alors tellement magiques...


La conception et la réalisation du "Louvre, Peintures et Palais" (1994) et d'"Orsay, Visite virtuelle" (1995-1996) ont été des "chantiers" importants, un an pour le premier, un an et demi pour le 2ème. Le mot "chantier" est d'ailleurs à prendre dans tous ses sens : métiers aux contours incertains, bugs d'organisation et de coordination (ah, le chef de projet me demandant de fournir mes textes par petits morceaux, avant la finalisation et la relecture de l'ensemble !....) et jolies rivalités, notamment autour du rôle et de la définition de l'auteur, cent fois revisités.

Les réalisations suivantes se sont faites avec plus de sérénité, de mon point de vue...
Pour "Nature interactive" (1995), il s'agissait pour moi de trouver des astuces de scénarisation pour rendre plus ludique la consultation d'un contenu de type "fiche". La base de données est donc devenue une promenade dans les milieux naturels, ponctuée de "surprises" : un fourré qui bouge, un cri d'animal, transformant la consultation du cédérom en un mini-safari photo.


Plus sérieux, mais aussi plus précieux, "Trésors de premiers imprimeurs" (1997), dont j'ai toujours détesté le titre typiquement "marketing culturel", a eu le grand mérite de me faire visiter les soupentes et les recoins des grandes bibliothèques de Champagne-Ardennes, à la recherche des incunables (les premiers livres imprimés, entre 1450 et 1501).
Ce fut "mon dernier cédérom". Internet avait commencé à proposer des sites, qui se sont avérés de plus en plus intéressants, jusqu'à déboulonner l'exception ludo-culturelle du off-line français...
Toutes les sociétés de production (Montparnasse Multimedia, Index, Pathé Interactive, Grolier interactive, Coriolis) qui furent mes interlocuteurs ont disparu.
Aujourd'hui, les cédéroms sortent progressivement de la vente et la plupart ne sont plus lisibles par les ordinateurs récents...
C'était le temps des cédéroms...



2004 : L'idée de deux cousins partageant sans le savoir et sans se connaître la même maison familiale pendant leurs vacances, on me l'a donnée.
Je m'en suis emparée avec passion : cette histoire-là résonnait bien.
Les prénoms, les caractères de ces deux enfants, Emile et Mathilde, se sont vite imposés. J'ai aussi rapidement renoncé à une narration linéaire pour me rendre à l'évidence : ce serait un roman épistolaire.
Dès lors, chaque lettre en fait éclore une autre, chaque échange fait germer des situations nouvelles, chaque réponse d'un enfant marque une étape décisive vers le dénouement. En 14 lettres, entre le 2 janvier et le 24 décembre de la même année, la messe fut dite.
Sauf qu'il m'a fallu deux versions, et deux ans, pour lui donner la "bonne" fin. Dans un premier temps, le dénouement était râpeux, brutal. J'y tenais pour ça. Il n'a pas plu aux éditeurs. Dans un deuxième temps, j'ai accepté plus de douceur et de malice. Apparemment, le texte était devenu publiable : Syros, qui l'a édité en mars 2006, puis Nathan, qui est arrivé trop tard, s'y sont intéressés.
Deux ans après sa publication, ce petit roman continue de tracer son sillon et de me donner du plaisir. J'apprends de temps à autre, qu'une classe l'étudie ou qu'un Prix lui est décerné.
Ecrivez-moi